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Saint-Quentin

Canada

Saint-Quentin a été taillée à même la forêt vierge sur un plateau de montagnes du comté de Restigouche, à plus de 300 mètres d’altitude, par des Canadiens français venus du Saint-Laurent, des Acadiens et quelques Irlandais. Aujourd’hui, plus de 99 % de sa population parle toujours français.

En un coup d'oeil

Ville Saint-Quentin
Province Nouveau-Brunswick
Pays Canada
Population 2 095
Fondateur Joseph Arthur Melanson
Date de fondation 1910
Mairesse Nicole Somers
Site touristique www.tourismenouveaubrunswick.ca
Site de la ville www.saintquentinnb.com


Feuille d'érable © Roger Grandmaison

Capitale de l’érable de l’Atlantique depuis 2004, la ville de Saint-Quentin est située au nord-ouest du Nouveau-Brunswick, à la porte d’entrée du comté de Restigouche et de la chaîne des Appalaches, qui compte quelques-uns des sommets les plus élevés de l’Est du Canada.

Son économie est soutenue principalement par les activités forestières, mais aussi par l’agriculture. Des scieries modernes fabriquant des produits forestiers écoresponsables (bois de construction, bardeaux de cèdre, granules...) exportent à travers le pays, aux États-Unis, en Europe et ailleurs.

Pas moins de 75 % de la production acéricole du Nouveau-Brunswick provient de la région. Plus de 35 érablières industrielles sont en activité à Saint-Quentin, sans compter les 25 sucreries artisanales et une importante entreprise de transformation de sirop d’érable. Depuis quelques années, la mise en marché du sirop d’érable Appalaches Atlantique, dont la valeur est reconnue, se développe. L’eau de sève biologique Davia est fabriquée et embouteillée à Saint-Quentin. Chaque printemps, le Festival de la capitale de l’érable de l’Atlantique célèbre cette savoureuse production.

Ville moderne au charme d’antan, Saint-Quentin a un cachet rustique, genre « Far West ». Ce n’est pas un hasard si elle accueille le plus grand Festival western des Maritimes, en juillet.

Caractérisée par ses grands espaces, la région environnante permet la pratique d’une multitude d’activités, comme la chasse au petit et gros gibiers, la randonnée en montagne, le VTT... Les lacs et les rivières sont des endroits prisés des amateurs de pêche sportive, de canot et de kayak. Avec ses 400 cm de chutes de neige par année, parmi les plus importantes au Canada, le Restigouche s’avère une destination motoneige par excellence au Nouveau-Brunswick.

En somme, Saint-Quentin et ses environs respirent le bien-être, le calme et l’hospitalité.


Maison Patrimoniale Roy © Roger Grandmaison

Histoire francophone

En 1897, la Restigouche and Western Railway Company a décidé de construire un chemin de fer qui relierait Campbellton à Saint-Léonard. À mesure que les travaux avançaient, les ouvriers s’enfonçaient dans la forêt. En 1909, alors qu’ils étaient rendus au ruisseau Five Finger, Simon Gallant, un Acadien travaillant comme forgeron, a décidé d’installer sa famille près du cours d’eau. Aujourd’hui, cet endroit serait situé à l’intersection de la rue Canada et de l’ancien chemin de fer, à Saint-Quentin.

Au même moment, plusieurs familles québécoises quittaient leur paroisse pour les États-Unis ou l’Ouest canadien; les autorités voyaient diminuer la population avec inquiétude. Mgr Joseph Arthur Melanson (1879-1941), colonisateur renommé au Québec, a alors lancé un vaste projet de colonisation. Valorisant le métier d’agriculteur, il a convaincu les colons du Québec et de l’Acadie de venir s’établir dans le comté de Restigouche, le long de la voie ferrée, là où les terres, en plus d’être fertiles, étaient voisines du Québec et du Madawaska.

Mgr Melanson a fondé Anderson Siding en 1910, et a célébré la première messe dans la cabane en bois rond de Simon Gallant. Toutefois, vu ses origines et sa population francophone à 99 %, le village se devait de porter un nom plus approprié. Ainsi, en 1919, Anderson Siding est devenu Saint-Quentin, en souvenir de la victoire canadienne remportée sur les Allemands à Saint-Quentin, en France, lors de la Première Guerre mondiale.

Le français est toujours la langue maternelle de plus de 99 % des 2 095 résidents de l’endroit. De ce fait, tous les services à Saint-Quentin sont offerts en français.

Patrick Jean a été une personnalité marquante dans l’essor économique de Saint-Quentin. Il a fondé plusieurs entreprises, notamment une scierie et un magasin général, qui ont créé de nombreux emplois. Afin de commémorer sa contribution, un parc et une rue ont été nommés en son honneur.

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