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Saint-Joseph

France

Situé tout près de Fort-de-France, Saint-Joseph offre les avantages de la vie à la campagne combinés à ceux que procure la proximité de la ville. Ses nombreux jardins confirment que la Martinique porte bien son surnom d’île aux Fleurs.

En un coup d'oeil

Ville Saint-Joseph
Département Martinique
Pays France
Population 17 221
Date de fondation 1888
Maire Athanase Jeanne-Rose
Site touristique www.martinique.org


Forêt de Cœur Bouliki

Créée en 1888, la ville de Saint-Joseph compte 17 221 habitants répartis dans 64 quartiers et sous-quartiers. Elle est l’une des quatre villes, dont Fort-de-France, composant la Communauté d’agglomération du Centre de la Martinique (CACEM), première communauté d’agglomération par sa population et son économie.

Situé à l’intérieur des terres, Saint-Joseph offre le spectacle d’une végétation luxuriante parcourue de cours d’eau. La diversité de son paysage, avec sa forêt aux essences rares et ses jardins de fleurs variées, ses nombreux cours d’eau et l’accueil de ses habitants séduisent à coup sûr les visiteurs.

Avec la rivière Blanche qui alimente en eau potable le centre et une partie du sud de la Martinique, grâce à la présence de deux stations de traitement des eaux, Saint-Joseph est le réservoir d’eau de la Martinique. On y trouve deux autres rivières majeures de l’île : la rivière Lézarde, en frontière de la ville du Gros-Morne, et la rivière Monsieur, qui borde Fort-de-France.

Grâce à sa situation géographique, près de Fort-de-France et de plusieurs centres commerciaux, Saint-Joseph a connu un essor démographique significatif entre 1990 et 1999, la population augmentant de 12,7 %. C’est en effet un avantage de se retrouver à la campagne tout en étant proche de la capitale.

Tous les commerces et services sont présents sur le territoire joséphin : boulangeries-pâtisseries, boucherie, libre-service, mercerie, pharmaciens, artisans bijoutiers, librairies, pressing, coiffeurs, banques, auto-écoles, stations-service, mécaniciens... Les professions libérales sont aussi bien implantées : médecins, dentistes, infirmiers, kinésithérapeutes, ambulance, taxis... Sans oublier les bars et les restaurants.

Les plantations agricoles traditionnelles de canne, de banane et d’ananas ont entretenu l’activité de la région pendant des années. Aujourd’hui, la culture florale et les cultures maraîchères prédominent. Ces jardins fournissent le marché de Fort-de-France et permettent d’offrir aux visiteurs des souvenirs inoubliables de l’île aux Fleurs.

La station forestière aménagée au cœur de la forêt de Cœur Bouliki, nationalement connue, procure quant à elle des moments de détente et de découverte.


Statut de Saint-Joseph

Histoire francophone

L’histoire de Saint-Joseph est celle de son église, de la volonté de son curé et de l’énergie de ses paroissiens.

Le 9 août 1876, saint Joseph devient le patron de la paroisse et l’abbé Maillard place sa statue sur un mamelon dominant le bourg, sur la propriété du notable Félix Le Pelletier du Clary.

La commune de Saint-Joseph est créée officiellement le 24 mars 1888, ce qui confirme le rassemblement en ce lieu d’habitants regroupés depuis 1862 en section de commune et en paroisse, dépendant alors de la commune voisine, Le Lamentin.

Né d’une petite chapelle rurale, le quartier Chapelle était déjà considéré comme une petite paroisse. Vingt ans après, son curé, Eugène Maillard, se trouvant trop à l’étroit dans la chapelle délabrée et condamnée à la fermeture par l’administration, prêche à ses paroissiens le déplacement de celle-ci. Il va l’installer à 4 km de là, sur sa propriété de la Rozière, non loin de son emplacement actuel.

La mobilisation des paroissiens ainsi que la construction de la plus vaste église de Martinique d’alors (réplique de Notre-Dame-de-Paris) et d’une immense statue de saint Joseph, patron de l’Église universelle (actuellement sur une propriété privée), sont la réponse du curé à ses puissants ennemis.

Pour la petite histoire, lorsque Le Pelletier du Clary vendit ses terres en 1917 à Henri Deslandes, grand propriétaire de la commune, il mentionna dans l’acte de vente l’existence d’une portion de terre enclavée dans la propriété, constituant l’emplacement d’une statue de saint Joseph. L’acte stipule qu’un accès à la statue doit être prévu pour les processions religieuses en l’honneur du saint.

La commune de Saint-Joseph doit son rayonnement à la personnalité d’un maire, Émile Maurice (1910-1993), président du Conseil général pendant 22 ans (1970-1992) et figure respectée de la vie martiniquaise depuis la départementalisation de 1946.

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