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Rivière-du-Loup

Canada

Ville dynamique, à la fois fière de son patrimoine et soucieuse de l’avenir, Rivière-du-Loup est forte d’une histoire francophone de près de 400 ans.

En un coup d'oeil

Ville Rivière-du-Loup
Province Québec
Pays Canada
Population 19 975
Fondateur Charles Aubert de la Chesnaye
Date de fondation 1673
Maire Gaétan Gamache
Site touristique tourismeriviereduloup.ca
Site de la ville www.ville.riviere-du-loup.qc.ca


Centre Premier Tech

Dans un élan particulièrement inspiré, la nature a sculpté le territoire de Rivière-du-Loup comme un amphithéâtre étagé, où tout le monde est invité à assister au spectacle d’un fleuve en constante représentation. Il n’est donc pas surprenant que la ville soit, depuis longtemps, une destination touristique prisée.

Mais elle n’est pas que belle. Elle est aussi brillante.

Aidée par son emplacement stratégique, au cœur du Bas-Saint-Laurent, Rivière-du-Loup constitue un pôle régional majeur de développement en raison du rayonnement de ses fonctions commerciales, industrielles et administratives. Classée au 1er rang des villes entrepreneuriales au Québec et au 17e rang canadien par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante en 2015, Rivière-du-Loup compte sur une communauté citoyenne et d’affaires dynamique et créative.

Inspirée par ses acteurs, la ville aime elle aussi sortir du cadre et décrocher le premier rôle. Fière d’un trésor architectural riche comprenant notamment le Manoir seigneurial Fraser, cette pionnière a été la première au Québec à adopter une politique du patrimoine. Elle s’est aussi placée à l’avant-garde en développant la première sa politique familiale et sa politique de gestion de l’eau. Rivière-du-Loup fait aussi figure de modèle en ce qui concerne l’accueil d’événements d’importance. Elle a notamment été l’hôte de la première finale provinciale des Jeux du Québec, en 1971.

Nombreuses et modernes, ses installations sportives, comme le Centre et le Stade Premier Tech (aréna et stade de soccer intérieur), font d’ailleurs son orgueil, tout comme ses parcs, qui exploitent la beauté naturelle de son territoire. Le parc des Chutes, le parc de la Pointe et le parc du Campus-et-de-la-Cité invitent les citoyens, tout comme les touristes, à la déambulation et à la contemplation, mais aussi à la performance sportive. Les amateurs de culture ne sont pas en reste, avec un centre culturel de 1 000 sièges et des festivals de cinéma, d’arts visuels et de musique.

Habituée à projeter son regard au large, jusqu’aux montagnes de Charlevoix, Rivière-du-Loup se plaît à le projeter aussi loin dans l’avenir. Depuis 2010, la Ville est engagée dans une démarche de développement durable, une vision à long terme basée sur ses valeurs d’engagement, de protection de l’environnement, de vigueur économique et d’entraide.


La rue Lafontaine © Nicolas Gagnon

Histoire francophone

Lieu d’échanges stratégique à Rivière-du-Loup, la pointe de la rivière accueille un poste de traite et une mission dès 1632. Les missionnaires partagent l’« habitation », où se rendent les Amérindiens pour échanger des fourrures. Figures célèbres à cette époque, le jésuite Jean-Baptiste de Labrosse et le père récollet Chrestien Le Clercq poursuivent tour à tour leurs œuvres missionnaires auprès des Micmacs et des Malécites de la région. Les curés de la paroisse de Kamouraska prennent ensuite la relève au cours du 18e siècle.

Les premiers explorateurs français et les missionnaires apprennent les leçons du pays aux côtés des Amérindiens qui fréquentent les lieux depuis des siècles. Ceux-ci les initient aux principaux portages de la région, dont le célèbre chemin du Portage qui traverse l’arrière-pays de Rivière-du-Loup, un axe névralgique à l’époque pour relier le fleuve Saint-Laurent à la baie de Fundy.

Des seigneurs et des entrepreneurs s’intéressent rapidement au grand potentiel économique des pelleteries et des pêcheries de marsouin de la région. En 1673, la seigneurie de la Rivière-du-Loup est octroyée pour la première fois au sieur Charles Aubert de la Chesnaye, homme d’affaires français renommé qui dirige déjà des expéditions de traite des fourrures à Tadoussac.

Il faut attendre l’arrivée du seigneur Joseph Blondeau dit Lafranchise pour que s’accentuent les défrichements et que l’eau de la rivière actionne la roue d’un premier moulin en 1721. Au lendemain de la Conquête, une cinquantaine d’habitants, tous francophones, sont établis à proximité de la rivière et en bordure du littoral. La colonisation progresse rapidement dans les décennies suivantes en raison d’une croissance sans précédent de la population canadienne-française et de la rareté des terres disponibles dans les vieilles seigneuries. La seigneurie de la Rivière-du-Loup accueille peu à peu les excédents de population du noyau francophone de Québec, de la Côte-de-Beaupré et de la Côte-du-Sud.

Avec la prise de possession de la seigneurie par des anglophones, plusieurs familles originaires d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande viennent travailler aux grands chantiers forestiers et, plus tard, à la construction des chemins de fer du Grand Tronc et de l’Intercolonial. Malgré ces phénomènes d’immigration au cours du 19e siècle, la population de Rivière-du-Loup demeure toujours majoritairement francophone.

Encore aujourd’hui, les descendants des Dumont, Pelletier, Asselin, Michaud ou Raymond sont les fiers témoins des familles souches qui ont défriché et cultivé les terres de la seigneurie, puis fondé un village et une ville.

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