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Rimouski

Québec, Canada

Située en bordure du majestueux fleuve Saint-Laurent, la ville de Rimouski est un centre urbain majeur de la région administrative du Bas-Saint-Laurent.

En un coup d'oeil

Ville Rimouski
Province Québec
Pays Canada
Population 49 197
Fondateur René Lepage, sieur de Sainte-Claire
Date de fondation 1696
Maire Marc Parent
Site touristique tourismerimouski.com
Site de la ville ville.rimouski.qc.ca

Rimouski s’étend sur plus de 55 kilomètres le long des côtes du plus grand estuaire au monde. La ville, de près de 50 000 habitants, est un centre administratif d’importance occupé par 85 % de la population de la MRC de Rimouski-Neigette, auquel s’ajoutent annuellement quelques milliers d’étudiants qui viennent y chercher un enseignement supérieur de qualité.

La ville de Rimouski est désignée métropole régionale à cause de la forte concentration de commerces, de services personnels et professionnels, d’établissements d’enseignement et de santé, ainsi que de nombreux sièges sociaux d’organismes et de centres administratifs majeurs, qui constituent le fondement même de sa vitalité économique.

Fière de son statut de Technopole maritime du Québec, la ville se démarque par la forte présence d’institutions et de centres de recherche de renommée internationale en sciences et technologies marines. Dotée d’un laboratoire naturel d’observation et de plusieurs centres de recherche et d’enseignement, elle accueille chaque année de nombreux chercheurs. Rimouski possède aussi un port commercial maritime d’importance faisant partie du réseau des zones industrialo-portuaires dans le cadre de la Stratégie maritime du Québec. À Rimouski, l’entrepreneuriat est valorisé. Grâce à des regroupements comme la Société de promotion économique de Rimouski (SOPER), un guichet unique de services pour les entrepreneurs de la MRC de Rimouski-Neigette, Rimouski confirme son statut de leader régional quant au développement de son économie.

Rimouski jouit d’une vitalité culturelle enviable, dont la qualité et la diversité dépassent les frontières de la région. Le sentiment d’appartenance des artistes et des organismes rimouskois, jumelé à la collaboration et à la concertation des acteurs du milieu, fait de Rimouski le foyer culturel de toute une région. Tournée vers le fleuve Saint-Laurent, c’est une ville aux infrastructures modernes offrant une qualité de vie exceptionnelle à ses citoyens et à ses  visiteurs.

Portée par des valeurs de développement durable et par une vision intégrée de l’aménagement de son territoire, la ville propose plusieurs services et activités à la population grâce à son centre-ville animé et à des événements culturels, sportifs et touristiques d’envergure. Toutes ces richesses font de Rimouski l’un des bijoux du tourisme bas-laurentien et québécois et une ville de choix où s’établissent chaque année de nouveaux citoyens, dont les jeunes familles et les retraités.

Partie intégrante de la petite et de la grande histoire du Québec, Rimouski a produit son lot de personnages importants, notamment dans le domaine de la politique, du sport, du journalisme et de la culture. Ville de tourisme et de congrès, elle voit sans cesse s’accroître la vitalité de ses principaux attraits, tout comme sa population.

Histoire francophone

Les liens de Rimouski avec la francophonie en Amérique et à travers le monde sont enracinés dans l’histoire de la ville. Rimouski a en effet été reconnue par les premiers explorateurs français qui se sont aventurés sur le fleuve Saint-Laurent, puisque Jacques Cartier a décrit le site des îles du Bic dans son récit de voyage. L’île Saint-Barnabé, située en face de Rimouski, est d’ailleurs nommée sur la première carte de l’Amérique du Nord dessinée par Samuel de Champlain, en 1612.

Dès le moment où le territoire a été habité en permanence, de nombreux événements et plusieurs personnalités ont marqué le caractère francophone de l’endroit. Sous le Régime français, un premier embryon de village a été formé sous l’impulsion de la famille Lepage, originaire d’Auxerre, en Bourgogne, en France. À cette époque, le personnage de Toussaint Cartier sortait de l’ordinaire. Cet ermite est entré dans la légende et a fait l’objet de nombreuses publications au fil des siècles.

Vers le milieu du XIXe siècle, Rimouski s’est développée grâce à la contribution de personnages importants. Cyprien Tanguay, alors jeune curé de la ville, est à l’origine de la naissance de l’institution qui est devenue le Séminaire de Rimouski, en plus d’être l’instigateur du projet de construction d’une vaste église, la cathédrale de Rimouski. Il est également l’auteur du Dictionnaire généalogique des familles canadiennes et est considéré comme le père de la généalogie canadienne-française.

En 1867, Rimouski a été désignée comme le siège d’un diocèse avec, comme évêque, Jean Langevin, lequel a déjà fait sa marque en tant qu’auteur du premier traité de calcul différentiel et intégral de langue française rédigé en Amérique. Il a aussi mis au point une approche pédagogique particulière, la « méthode Langevin ». Il est également le frère d’Hector-Louis Langevin, l’un des Pères de la Confédération canadienne.

L’une des figures majeures de l’histoire rimouskoise est Élisabeth Turgeon. Elle est la fondatrice de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire, une organisation francophone qui œuvre à travers le monde et qui a ouvert des missions au Honduras, en Haïti, en République dominicaine, au Pérou, au Guatemala, au Nicaragua et sur le continent africain. Élisabeth Turgeon a été béatifiée à Rimouski le 26 avril 2015. Afin de souligner l’événement, la Ville de Rimouski l’a nommée première Citoyenne d’honneur de Rimouski, reconnaissant ainsi son apport au rayonnement et au développement de la municipalité.

En dehors du monde religieux, d’autres personnages ont également marqué l’histoire francophone de Rimouski, dont le journaliste, homme de lettres et fonctionnaire Arthur Buies, lequel a vécu son enfance sous la garde de ses deux tantes, les seigneuresses Drapeau de Rimouski. Jeune adulte, il a séjourné à Paris, où il a développé sa vision du monde. De retour au pays, Arthur Buies a véhiculé ses idées progressistes dans de nombreuses publications. Le poète Émile Nelligan était également lié à Rimouski : sa mère étant rimouskoise, c’est dans la cathédrale de Rimouski que ses parents se sont mariés le 15 juin 1875.

À la fin du XIXe siècle, Rimouski était un point de transit majeur pour le courrier en provenance d’Europe. À cette époque, les navires devaient s’arrêter à Grosse-Île pour une quarantaine, ce qui aurait considérablement augmenté les délais de livraison du courrier. On acheminait donc le courrier vers le quai de Rimouski d’où il était transbordé sur le train pour y être trié pendant le voyage. Ce service a pris fin avec la Première Guerre mondiale. Cependant, à partir de 1928, une liaison aéropostale entre Rimouski et Montréal a redonné un souffle au service postal. Il s’agissait alors de l’un des deux seuls services de liaison aéropostale au pays.

Le XXe siècle est également important pour le développement de Rimouski. Jules-André Brillant, homme d’affaires originaire de Routhierville, s’y est installé et y a créé un empire commercial dans le domaine de l’hydroélectricité, puis dans la téléphonie. Il est le fondateur de la Corporation de téléphone et de pouvoir du Québec, l’ancêtre de TELUS Québec, compagnie dont le siège social est toujours installé à Rimouski. Il est aussi à l’origine de la création d’une école d’arts et de métiers et de la naissance de la station de radio CJBR, aujourd’hui devenue l’antenne régionale de Radio-Canada.

Quelques figures importantes de l’histoire du Québec sont passées par le Séminaire de Rimouski, dont le 15e premier ministre du Québec, le très honorable Adélard Godbout, tout comme le chanteur et poète Gilles Vigneault, qui a prêté son nom à la bibliothèque du Cégep de Rimouski.

Plus récemment, le Rimouskois d’origine Bernard Voyer s’est hissé parmi les plus grands aventuriers contemporains du monde. Explorateur et alpiniste, il a visité les endroits les plus purs, les plus froids, les plus hauts et les plus inaccessibles de notre planète. Ses exploits ont fait le tour du globe et enrichissent la fierté des Rimouskois et des Rimouskoises.

Situé en plein centre-ville, le Cégep de Rimouski est né en 1967, à la suite du regroupement d’établissements d’enseignement dont la réputation n’était plus à faire : le Séminaire de Rimouski, le Couvent des Ursulines, l’Institut de technologie, l’École de commerce, l’École normale Tanguay et l’Institut familial. Le Cégep est donc l’héritier de près de 150 ans de vie éducative, culturelle, sportive et socioéconomique du grand Rimouski. L’établissement accueille annuellement 2 600 étudiants et offre une formation collégiale de qualité dans un milieu de vie stimulant.

Depuis 1969, l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) est la plus nordique des universités québécoises. Les sciences de la mer, le développement régional et la nordicité constituent les axes d’excellence en recherche qui colorent de manière particulière plusieurs des programmes proposés. L’UQAR offre de la formation à la grandeur de l’est du Québec et accueille annuellement environ 7 200 étudiants, dont plus de 400 étudiants étrangers provenant d’une vingtaine de pays. Bon nombre de ces étudiants viennent de la France et de l'Afrique francophone. L’organisme sans but lucratif Accueil et Intégration BSL existe depuis 1991 à Rimouski. Sa mission consiste notamment à faciliter l’accueil et l’intégration des personnes immigrantes dans la région.

Mentionnons également que Rimouski est le site du plus ancien Salon du livre en Amérique encore en activité. Depuis 1991, cet événement est jumelé à la ville de Concarneau, en France, et contribue à faire rayonner la culture francophone. Finalement, lors du recensement de 2011, 98 % des répondants de Rimouski ont indiqué que le français était leur langue maternelle, confirmant sa prédominance dans la région.

Site historique de la maison Lamontagne

La maison Lamontagne a été construite vers 1740 par Marie-Agnès Lepage et son époux, Basile Côté. Leur fille, Geneviève, l’a fait agrandir vers 1810, puis la famille Lamontagne s’y est installée en 1844. La maison se distingue par la technique de construction employée, laquelle prend sa source au Moyen Âge et est couramment utilisée jusqu’à la fin du Régime français. La maison Lamontagne est un exemple unique d’architecture domestique au Québec. Classée immeuble patrimonial par le gouvernement du Québec en 1974, elle est devenue un lieu d’interprétation de la vie en Nouvelle-France et de l’architecture domestique du Québec.

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