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Lewiston et Auburn

États-Unis

Situées face à face de part et d’autre de la rivière Androscoggin, dans le centre-sud du Maine, Lewiston et Auburn sont appelées les « villes jumelles » par la population locale.

En un coup d'oeil

Villes Lewiston et Auburn
État Maine
Pays États-Unis
Population 60 000
Fondateurs Jonathan Bagley et Moses Little (Lewiston), Joseph Welch (Auburn)
Dates de fondation 1768 et 1786
Maires Robert E. MacDonald et Jonathan P. LaBonté
Site touristique lametrochamber.com
Sites des villes www.ci.lewiston.me.us
www.auburnmaine.gov
Vidéo de présentation de la ville


Panorama de Lewiston © Dan Marquis Photography

Lewiston

Avec 36 592 habitants au recensement de 2010, Lewiston, dans le comté d’Androscoggin, est la deuxième plus grande ville du Maine. Elle fait partie de la région métropolitaine de Lewiston-Auburn.

Cette ancienne ville industrielle se trouve au pied des chutes de la rivière Androscoggin, juste en face d’Auburn. Ensemble, les deux villes ont une population de 59 647 habitants, soit un peu moins que Portland (sans ses banlieues).

Lewiston abrite le Collège Bates, la basilique Saint-Pierre et Saint-Paul, le Collège de Lewiston-Auburn de l’Université du sud du Maine et deux des hôpitaux généraux les plus importants de la région.

Auburn

Chef-lieu du comté d’Androscoggin, Auburn comptait 23 055 habitants au recensement de 2010. Elle est l’un des deux pôles de la région métropolitaine de Lewiston-Auburn – le second étant Lewiston.

L’organe décisionnel de la ville est un conseil municipal composé d’un maire et de sept conseillers élus (un pour chacun des cinq quartiers et deux pour l’ensemble des citoyens). Le maire actuel, Jonathan LaBonté, est le plus jeune de toute l’histoire d’Auburn. L’ancien maire John Jenkins a aussi été sénateur de l’État du Maine.     


Fête de la Saint-Jean-Baptiste à l’église St Mary’s,
qui accueille maintenant le Gendron Franco Center
© Franco Collection at USM/LAC

Histoire francophone

Lewiston

En 1853, grâce au chemin de fer du Grand Tronc qui relie désormais le Maine à Montréal et à la vallée du Saint-Laurent, Portland devient le port d’échange entre les États-Unis et le Canada durant l’hiver. Des trains assurent quotidiennement la liaison entre Québec et Lewiston. Pendant la guerre de Sécession, cette dernière profite de la forte demande en textile pour s’imposer comme ville industrielle.

En 1860, les Canadiens français commencent à immigrer massivement dans le Maine, attirés par les emplois dans les villes en aval de chutes où l’hydroélectricité a accéléré l’industrialisation. Ils y remplacent les ouvrières américaines, qui avaient jusqu’alors constitué la principale source de main-d’œuvre des usines de textiles. De 1840 à 1890, la population de Lewiston explose, passant de 1801 à 21 701 habitants. Les Canadiens français se regroupent dans un quartier du centre-ville qui s’est fait connaître sous le nom de « Petit Canada ». À ce jour, Lewiston a conservé son caractère foncièrement franco-américain.

Ce n’est qu’en 1863 que Lewiston acquiert le statut de ville. L’année 1872 marque la construction de la première église canadienne-française du Maine, Saint-Pierre et Saint-Paul. Le premier journal de Lewiston, Le Messager, commence à paraître en 1880 pour répondre à la demande d’une population à prédominance francophone.

Auburn

Le territoire d’Auburn accueille ses premiers colons en 1786. La ville est officiellement constituée en 1842. Son nom serait inspiré de celui d’un village réel ou fictif mentionné dans The Deserted Village, un poème d’Oliver Goldsmith. Auburn s’étend géographiquement pour devenir l’une des plus grandes municipalités du Maine. En 1917, elle sera la première ville de l’État à choisir le conseil municipal comme mode de gouvernance.

Auburn vit principalement de l’agriculture jusqu’au début du 19e siècle, mais la construction d’un pont la reliant à Lewiston en 1823 et l’arrivée du chemin de fer Saint-Laurent & Atlantique en 1848 lui font prendre le virage industriel. Des usines hydroélectriques sont construites. En 1835, des industriels inventent à Auburn la fabrication de chaussures en usine. D’autres entreprises se consacrent à la fabrication de textiles de coton et de laine, d’attelages, d’objets en fer, de briques et de meubles.

Attirés par les perspectives d’emploi dans les usines de chaussures, des milliers de Canadiens français s’exilent à Auburn, souvent par train, gonflant la population de la ville de 4000 à 12 000 habitants de 1860 à 1890.

En 1917, une usine d’Auburn fabrique à elle seule 75 % des chaussures de toile blanche au monde. L’industrie s’essouffle toutefois après la Deuxième Guerre mondiale et les plus gros joueurs disparaissent un à un.

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