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Dégelis

Canada

Au cœur de la vallée du lac Témiscouata et aux abords de la rivière Madawaska, dans la région du Témiscouata, au Bas-Saint-Laurent, découvrez Dégelis.

En un coup d'oeil

Ville Dégelis
Province Québec
Pays Canada
Population 2 898
Date de fondation 1885
Maire Normand Morin
Site de la ville ville.degelis.qc.ca

Au cœur de la vallée du lac Témiscouata et aux abords de la rivière Madawaska, dans la région du Témiscouata, au Bas-Saint-Laurent, découvrez Dégelis. Sa proximité avec la frontière du Nouveau-Brunswick en fait la troisième porte d’entrée en importance vers les provinces maritimes et l’est des États-Unis via l’autoroute 85. La ville est entourée de montagnes et est traversée par la rivière Madawaska, qui prend sa source dans le lac Témiscouata pour suivre un cours sinueux orienté vers la ville d’Edmundston, dans le comté de Madawaska, au Nouveau-Brunswick. La particularité de ce cours d’eau a inspiré le nom de la ville puisque, chaque année, sur près de 15 kilomètres, ses eaux demeurent libres de glace malgré les froids intenses des longs mois d’hiver. Ce dégel permanent favorise l’hivernage de quelques magnifiques espèces de canards.

Dégelis se caractérise par la chaleur particulière et le dynamisme de sa population, qui compte près de 3000 habitants. Son économie, longtemps basée sur les produits de la forêt et sur l’agriculture, tend à se diversifier. Elle est soutenue principalement par le secteur des commerces et services ainsi que par les industries forestière et acéricole. Elle compte des usines de transformation du bois ainsi qu’une usine de transformation acéricole qui se distingue par la création de nouveaux produits de l’érable, dont 70 % de la production est exportée dans une trentaine de pays, notamment aux États-Unis ainsi que dans plusieurs pays d’Europe et d’Asie.

La vie y est dynamique et stimulante grâce à une volonté commune de participer activement au développement économique et touristique du milieu par des initiatives entrepreneuriales individuelles et collectives. Dégelis permet à ses habitants, comme aux visiteurs, de profiter des services d’un milieu de vie urbain au cœur d’une nature exceptionnelle. Pour les jeunes familles, c’est l’endroit tout désigné pour s’établir et profiter d’infrastructures culturelles, sportives et de loisirs diversifiées et prendre part à des événements populaires, tels que le FestiQuad et le Festival Western. Référence culturelle dans sa région, elle présente, depuis près de 20 ans, le Festival Le Tremplin, un concours consacré à l’humour et à la chanson francophones auquel ont participé plusieurs artistes maintenant reconnus professionnellement.

Pour les amateurs de plein air et de grands espaces, sa situation géographique en fait une destination privilégiée; elle offre un accès au majestueux lac Témiscouata, au parc national du Lac-Témiscouata, au Sentier national au Bas-Saint-Laurent et à la piste cyclable interprovinciale Le Petit Témis, reliant le Québec au Nouveau-Brunswick. Elle est sillonnée d’un vaste réseau de sentiers de motoneige et de VTT et propose un grand territoire de chasse et de pêche. Dégelis, c’est bien plus qu’un beau coin de pays... C’est vivre pleinement! Vous serez charmé à coup sûr dans la ville d’accueil au Témiscouata!

Histoire francophone

Contrairement à d’autres régions du Québec, où l’histoire commence avec la colonisation française ou anglaise, l’histoire de Dégelis et de la vallée du Témiscouata s’amorce bien avant l’arrivée des colons, au 19e siècle. En effet, déjà, à l’époque, la forêt du Témiscouata est un lieu où se trace l’histoire du Québec, de l’Acadie, et même des États-Unis. D’ailleurs, la forêt sert déjà de voie de communication pour les Amérindiens, dont la route favorite pour se rendre au Saint-Laurent est la rivière Madawaska et le lac Témiscouta. Que ce soit comme route commerciale, postale ou militaire, la route du Portage est l’un des éléments importants de l’histoire de l’Amérique du Nord.

L’arrivée des premiers colonisateurs correspond à la venue d’une vingtaine de soldats du 10e Bataillon royal des vétérans, vers 1814. Ces « colons militaires », attitrés à l’entretien de la route du Portage, sont venus s’installer avec leur famille sur des terres qui leur ont été concédées afin qu’ils les cultivent. L’intérêt qu’ont certains exploitants pour les ressources forestières et la volonté des gouvernements de maintenir des voies de communication entre le Bas-Canada et les régions de l’est permettent une colonisation progressive basée sur une agriculture de subsistance et sur l’exploitation de la forêt. En 1857, 70 colons résident à Dégelis; ces pionniers proviennent de la région de Kamouraska. La construction d’un chemin de fer, l’entretien de la route du Portage et l’exploitation forestière favorisent également l’établissement de nouveaux résidents d’origine acadienne dans la région. À ce jour, on remarque à Dégelis la présence de nombreuses familles de souche acadienne, telles que les Dubé, les Dumont, les Grondin, les Landry, les Michaud, les Raymond, les Soucy...

Le 5 mai 1885, Mgr Jean Langevin, premier évêque de Rimouski, accorde à notre paroisse son décret d’érection canonique sous le patronage de « Sainte-Rose », en reconnaissance d’une certaine Rose Marquis, bienfaitrice de la mission. Toutefois, les habitants réclament l’érection civile et, le 24 septembre 1885, Sainte-Rose-du-Dégelé est proclamée « paroisse ». Ce n’est qu’en 1968 qu’elle obtient son statut de ville, sous le nom de « Dégelis ».

La communauté dégelisienne est uniquement francophone. Ainsi, tous les services y sont offerts en français. En 1985, lors du 100e anniversaire de fondation de la municipalité, les habitants ont voulu réaffirmer la fierté de leurs racines francophones en se jumelant à la commune du Longeron, en France. Depuis plus de 30 ans, ces deux communautés partagent de merveilleux moments d’échanges culturels et de découvertes.

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