Retour à la liste des villes

Bonnyville

Canada

Bonnyville est située dans le nord-est de l’Alberta, à environ 240 kilomètres d’Edmonton, la capitale de la province. Sa devise – It’s Multi-Natural (multinaturelle) – est l’expression de la fierté d’une ville riche en ressources naturelles et en patrimoine culturel.

En un coup d'oeil

Ville Bonnyville
Province Alberta
Pays Canada
Population 6 921
Fondateurs Reverend Father Francis Bonny
Date de fondation 1948
Maire Gene Sobolewski
Site de la ville bonnyville.ca

La beauté naturelle de la ville, des terres humides et du sentier qui contourne le lac Jessie, auxquels s’ajoutent de nombreux autres plans d’eau tout près, en fait un trésor pour les amoureux de la nature en toute saison. Grâce à sa situation, elle est la pierre angulaire de l’industrie du pétrole lourd et une porte ouverte sur mille possibilités.

Une grande diversité de magasins, commerces spécialisés, restaurants, motels et entreprises de services proposent des produits uniques et des services personnalisés. Très fière de sa rue principale très animée et de ses entreprises de pointe, Bonnyville accueille volontiers tous les entrepreneurs qui souhaitent y faire croître leur entreprise, sur une base locale ou régionale.

Centre important au service de plus de 13 000 personnes, c’est aussi un carrefour des industries pétrolières et gazières, et des sièges sociaux de sociétés nationales et internationales. Depuis deux ans, toutefois, l’activité de nombreux résidents et propriétaires d’entreprises, qui dépend d’un robuste secteur pétrolier, est un peu ralentie.

Entourée de lacs et d’une majestueuse forêt boréale, Bonnyville offre aux visiteurs et à ses citoyens un trésor naturel exceptionnel. Les ornithologues amateurs convergent vers le lac Jessie tous les printemps pour observer quelque 200 espèces d’oiseaux migratoires qui y font escale.

Des chasseurs du monde entier viennent tenter leur chance à l’affût du cerf de Virginie ou des ours tandis que les pêcheurs lancent leur ligne dans les nombreux lacs de la région, espérant rapporter la prise par excellence.

Bonnyville est fière de son centre de santé à la pointe du progrès, où travaillent des médecins dévoués et des spécialistes invités. De grands pas ont été franchis avec le recrutement des médecins et les initiatives en santé mentale et dans d’autres domaines de la santé. Des écoles publiques, des écoles séparées et une école francophone offrent un éventail de programmes, et notre centre parents-enfants, unique, répond aux besoins des jeunes familles par une programmation variée et des services de garderie. En 2016, la province a annoncé un financement qui permettra à la Ville et au district municipal de Bonnyville d’entreprendre l’installation d’une nouvelle canalisation d’eau depuis Cold Lake.

Vous trouverez ici des gens confiants, énergiques et solidaires, qui accueillent volontiers de nouveaux arrivants dans leur ville dynamique et en croissance. L’esprit communautaire est l’essence même de Bonnyville. La Ville a inauguré il y a quelques années un magnifique parc aquatique – le Splash Park – et autorisé de nouveaux lotissements résidentiels et commerciaux. Elle fait une promotion active de ses atouts et des environs. Bonnyville est la seule ville du nord-est dotée d’une équipe de hockey de calibre junior « A ». De nombreux autres sports et loisirs s’y pratiquent, dont le curling, le golf, le baseball, les quilles, la randonnée, l’observation des oiseaux, la pêche, la chasse, le ski de randonnée et la motoneige. Le Centennial Centre a élargi la palette des loisirs offerts. On y trouve un terrain qui convient au soccer et à d’autres activités sportives, et un second aréna qui procure un temps plus que nécessaire à des équipes de hockey et à des patineurs artistiques.

Notre communauté est un lieu magnifique pour s’enraciner et élever une famille.

Histoire francophone

L’histoire de Bonnyville est longue et riche. Comme beaucoup d’autres villes de l’Ouest canadien, elle est née au temps de la traite des fourrures et des missionnaires.

Le premier Européen qui soit parvenu sur ces terres où vivaient Cris et Chipewyans est un Écossais nommé Angus Shaw, qui faisait le commerce des fourrures pour la Compagnie du Nord-Ouest. Toutes les sources s’accordent à le décrire comme un homme colérique et bagarreur. Au cours d’une longue et intéressante vie, Shaw sera homme politique, officier d’armée et juge de paix avant de basculer dans l’illégalité.

Fort d’une réputation d’« excellent commerçant, respectueux de ses hommes et des Indiens », Shaw arrive dans le nord de l’Alberta pour la première fois en 1789, chargé d’acheter des fourrures pour la Compagnie du Nord-Ouest. Dès cette année, il fonde, tout juste à l’ouest de Bonnyville, le premier établissement européen, qu’il baptise Anshaw, d’après son propre nom, ainsi qu’un poste de traite à Moose Lake (alors appelé lac de l’Orignal); où stationnent une vingtaine d’hommes dotés de quatre canots. Le fort du lac de l’Orignal est le début d’une série de postes de traite fortifiés qui joueront un rôle essentiel dans le développement de l’Ouest canadien. Au bout de trois ans, Shaw repart et suit la rivière Saskatchewan Nord vers l’ouest et fonde ce qui est maintenant la ville de Fort Saskatchewan (tout juste au nord-est d’Edmonton). Pendant plusieurs années après son départ du fort du lac de l’Orignal, le site servira au stockage des fournitures d’urgence nécessaires aux commerçants de fourrure qui traversent la région. Les aînés autochtones s’en souviendront comme du « lieu aux multiples celliers » et les tribus s’y réuniront pendant longtemps, au printemps.

Entre-temps, Shaw se trouve pris au cœur d’une féroce rivalité entre la Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la Baie d’Hudson qui se disputent le monopole du commerce des fourrures. En 1802, Shaw est transféré au Québec, à la tête des postes de traite du roi, situés sur la basse côte nord du Saint-Laurent et sur la rivière Saguenay. L’année suivante, la Compagnie du Nord-Ouest, cherchant à intensifier la concurrence, force sa rivale à lui concéder un droit de passage dans la baie d’Hudson. Shaw est chargé d’une expédition qui remonte avec cinq canots une série de rivières vers la baie James afin d’y rejoindre l’Eddystone, un bateau envoyé de Grande-Bretagne. Les hommes construisent trois postes pour la Compagnie du Nord-Ouest sur la rive sud de la baie, plus précisément sur l’île Charlton et à l’embouchure des rivières Moose et Eastmain.

Quand il ne se livre pas à cette guerre d’entreprises, Shaw mène une vie plutôt respectable. Il est admis au Beaver Club en 1796, est membre du BeefSteak Club ou Barons’ Club de Québec ainsi que du Canada Club à Londres. Il fait de la politique à l’échelle fédérale pendant deux ans et représente la circonscription d’Effingham à la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada d’avril 1802 à juin 1804. Il est ensuite juge de paix pour les territoires indiens de 1810 à 1816. Au cours de la guerre de 1812, qui oppose les États-Unis et la Grande-Bretagne, Shaw semble avoir participé à la prise de Michilimackinac (île Mackinaw, dans l’État du Michigan), enlevée aux Américains. Le 3 octobre, il est nommé major du Corps des voyageurs canadiens.

Mais « le chat », comme on le surnomme, a le commerce de la fourrure dans le sang; aussi prend-il une part active à la dernière bataille entre les deux grandes compagnies. En 1815, il est sur les bords de la rivière Rouge, au Manitoba, où il semble avoir participé à la destruction de la colonie, raison pour laquelle lord Douglas Selkirk le fait arrêter en mars 1816. Deux ans plus tard, il est arrêté de nouveau à Grand Rapids, toujours au Manitoba, par le gouverneur de la Compagnie de la Baie d’Hudson, William Williams. Comme il menace d’y retourner et de répandre la terreur et le sang dans tout le pays dès qu’il aura recouvré la liberté, Williams ordonne son transfèrement à York Factory puis, de là, à Londres, où il sera finalement libéré. Après la fusion des deux compagnies rivales, en 1821, Shaw se retire aux États-Unis, à l’abri des poursuites intentées contre lui pour des transactions douteuses. Il y mourra d’une maladie pulmonaire en 1832, mais pas dans le dénuement, tant s’en faut. À sa mort, il est actionnaire de la Banque de Montréal et de la Compagnie de la Baie d’Hudson et possède des propriétés des deux côtés de la frontière.

Une statue à son effigie figure à l’entrée du Musée de Bonnyville et de la zone municipale de district. Sculptée dans le bois de thuya, une essence locale, elle rappelle un personnage remarquable.

Mais tandis que Shaw s’attirait des ennuis dans l’est du pays, l’histoire suivait un cours plus pacifique à Bonnyville.

Trois vagues d’Européens arrivent dans la région entre 1907 et 1918. La première est celle des missionnaires catholiques francophones et, parmi eux, le révérend père Francis Bonny, qui donnera son nom à la ville. Il y a également le père Adéodat Therien, incité par le célèbre père Albert Lacombe à favoriser l’établissement des Métis (peuple d’ascendance mixte autochtone et européenne) dans la région.

En 1908, la première école voit le jour grâce à Ernestine Ouimet; elle accueille sept élèves. À la même époque, le père Bonny et le révérend John Duclos (de l’église presbytérienne) construisent les premières églises. En 1910 s’ouvre le premier bureau de poste portant le nom de Bonnyville et, en 1915, une pétition lancée par Pierre Robitaille aboutit à la création du district municipal.

Pendant ce temps, un jeune pilote du nom de Grant McConachie transporte du poisson frais depuis les lacs environnants vers des trains à destination de Chicago et de New York. Ses affaires prennent de l’expansion jusqu’à la création de la société Canadian Airways, qui deviendra les Lignes aériennes Canadien Pacifique, dont McConachie sera président.

Les Chemins de fer nationaux du Canada atteignent la région en 1928 et, le 2 septembre 1929, Bonnyville devient un village, puis une ville à peine 20 ans plus tard.

En 1949, Bonnyville franchit une nouvelle étape de croissance comme centre énergétique. En effet, cette année est marquée par la découverte, dans les limites de la ville, d’un gisement de gaz naturel qui créera des centaines d’emplois. Il constitue encore pour la communauté une source commode et stable de gaz naturel. Un gisement de pétrole sera découvert deux brèves années plus tard.

En 1984, un jumelage avec la ville de Bonneville, en France, rend hommage à la communauté francophone de Bonnyville. Forte d’une population d’environ 13 000 personnes, Bonnyville et la zone municipale de district sont reconnues mondialement pour la pêche, la chasse, l’observation des oiseaux et d’autres attraits naturels.

Faites découvrir cette ville à vos connaissances