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Skowhegan

États-Unis

Fondée en 1773 et témoin de la marche de Benedict Arnold en 1775, Skowhegan est toujours carrefour, centre administratif et voie d’entrée vers les forêts du Maine.

En un coup d'oeil

Ville Skowhegan
État Maine
Pays États-Unis
Population 8 589
Date de fondation 1773
Maire Christine Almand
Site touristique VisitSkowhegan.com

Nichée dans la somptueuse vallée de la Kennebec, Skowhegan est une ville d’avenir, mais riche d’une histoire dynamique, où se sont succédés les Autochtones, premiers peuples du lieu, les flotteurs de bois des XIXe et XXe siècles, qui acheminaient les grumes vers Kennebec, puis la communauté en devenir de créateurs, fabricants et novateurs qui, comme leurs prédécesseurs, aiment beaucoup vivre dans le centre du Maine.

Tous les Américains associent Skowhegan à Margaret Chase Smith, première femme à servir dans les deux chambres du Congrès américain. C’est aussi le lieu de la Skowhegan State Fair, la plus ancienne foire agricole du pays étant toujours en fonction!

La vie au grand air est bien servie par les innombrables sentiers qui traversent et entourent Skowhegan, l’oasis du parc Coburn, les plages et toutes les autres activités offertes par le parc régional du lac George, les terrains de golf, et tant d’autres choses. Skowhegan offre aussi de multiples façons d’explorer son patrimoine historique, dont la ravissante Skowhegan History House et de nombreux autres lieux, y compris le parc Arnold et le pont oscillant, qui date de 1936 environ.

Au centre-ville, dans le district du Flat Iron entre autres, les magasins d’antiquités, côtoient les boutiques d’art, de décoration, de bijouterie, de vêtements, de jouets, de produits canins naturels et plus encore. New Balance fabrique encore des chaussures dans son ancienne usine, où elle vend ses articles phares à prix réduits.

Skowhegan vit sous l’œil de la plus haute sculpture d’Indien au monde, œuvre de Bernard Langlais, un artiste réputé de l’État du Maine. La pièce, haute de 62 pieds, est « dédiée aux Indiens du Maine, premier peuple qui ait vécu sur ces terres dans un esprit pacifique ». La ville est une étape du Langlais Art Trail (sentier artistique Langlais), où les visiteurs peuvent voir plus de 20 œuvres d’art de Bernard Langlais.

Skowhegan est, depuis peu, un carrefour de la production alimentaire d’origine agricole. Il s’y tient tout au long de l’année un marché où convergent les producteurs de céréales du Maine, ainsi que le Kneading Conference and Artisan Bread Fair (congrès annuel des pétrisseurs et autres artisans de la boulangerie). On y trouve deux brasseries artisanales, l’un des meilleurs vergers de Nouvelle-Angleterre, de nombreuses exploitations agricoles, dont certains participent à un système d’agriculture soutenue par la communauté, et des restaurants où l’on sert la production locale. Skowhegan est aussi le siège du comté de Somerset, où se produit la plus grande quantité de sirop d’érable au pays.

La rivière Kennebec a toujours été l’âme de Skowhegan. Après le dernier flottage, en 1976, quelques draveurs ont intégré l’industrie de la descente en eau vive pour continuer de vivre de la rivière. Plus de 40 ans plus tard, Skowhegan accueille chaque année le River Fest, qui célèbre les loisirs et la vie le long de la Kennebec. La ville compte d’ailleurs conserver à la rivière un rôle essentiel en y aménageant une zone qui engloberait le tronçon utilisé pour la descente en eau vive dans le canyon et les environs, des aires de détente en terrasse, un réseau de sentiers accessibles à longueur d’année, une promenade riveraine, des eaux de pêche où l’habitat du poisson serait protégé, un hangar à bateaux et un centre d’activité.

Ajoutez à cela de grandes réussites tels le moulin à farine de Somerset, la promenade riveraine du parc Debe, les sentiers Philbrick et des activités innovantes qui complètent la tradition. À l’évidence, Skowhegan est l’endroit d’un développement à suivre.

Histoire francophone

Skowhegan a un patrimoine canadien-français considérable, vieux de quelques siècles. Dans les années 1800, la ville a accueilli un si grand nombre d’immigrants canadiens-français qu’une zone, au nord, a été surnommée Le Petit Canada.

Notre plus illustre citoyenne, Margaret Chase Smith, la première femme à servir dans les deux chambres du Congrès américain, était d’ascendance canadienne-française, son grand-père maternel étant né à Saint-Georges, au Québec, en 1843.

Un monument érigé à la mémoire du père Sébastian Rasle, missionnaire venu à Skowhegan après un passage au Québec à la fin des années 1600, se dresse dans la ville voisine de Madison.

À l’automne 1775, le colonel Benedict Arnold prit la tête de plus de 1100 hommes, qu’il mena vers le Québec, par-delà les chutes et l’île de Skowhegan. Le but de cette expédition malheureuse : prendre le fort britannique qui se trouvait dans la province. En 1912, les Daughters of the American Revolution ont fait installer sur l’île une plaque commémorant le raid. On en trouve une autre sur la Route 2, qui monte vers le Canada.

L’exposition permanente du Skowhegan History House Museum & Research Center, musée et centre de recherche, comprend un modèle réduit d’un chaland comme ceux sur lesquels les hommes d’Arnold ont remonté vers le nord et que les flotteurs de bois ont utilisés pour la drave jusqu’en 1976.

On trouve en outre, à Skowhegan, plus de 20 œuvres d’art public, dont le célèbre Indien de 62 pieds – « le plus grand Indien au monde » – sculpté par Bernard Langlais, artiste de renom de l’État du Maine. Langlais était l’aîné de dix enfants de parents canadiens-français.

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